Ci-dessous des photos de cette belle journée ensoleillée. On y voit sur l’une Pauline Paris visiblement émue, sur une autre en compagnie de son producteur et diffuseur Jacques Panis.
Louis Dupont et Bulle Production vous…
Le 22 juin 2019 – 19 h 30 – Projection Spéciale – Le centre LGBT de Paris Ile de France invite les 7 GRANDS MOMENTS DE DÉSIRS/PLAISIRS !
Après avoir exploré la question de la solitude chez les personnes LGBTQI, les membres de l’association Bulle Production ont souhaité, pour cette seconde édition, interroger les notions de plaisir et de désir. Comment les personnes LGBTQI vivent-elles leurs désirs et leurs plaisirs ? Quel regard portent-elles sur leurs envies, sur les corps, sur leur sexualité et le rapport à l’autre ? Comment faire partager, au-delà des codes et des normes, le plaisir transgressif de la différence ?
7 grands moments de Désirs/Plaisirs est un appel à films de Bulle Production, en partenariat avec le Centre LGBT Paris Ile de France, Pink TV et Yagg, lancé en 2013.
VOIR CI-DESSOUS INFO CONCERNANT le Coup de…
VOIR CI-DESSOUS INFO CONCERNANT le Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros
Pauline PARIS honorée par l’Académie Charles Cros pourTREIZE POÈMES de RENÉE VIVIEN,
Un plaisir et un honneur : le coup de cœur de l’Académie Charles Cros pour « Treize poèmes » de Renée Vivien, mis en musique et chantés par Pauline Paris.
BRAVO PAULINE !
La nouvelle nous en arrivée aujourd’hui samedi 4 juillet.
« La Commission Parole enregistrée & Création sonore de l’Académie Charles Cros a souhaité recompenser d’un de ses Coups de coeur PAULINE PARIS pour sa mise en musique et son interprétation de Treize poèmes de Renée Vivien, CD et livre parus à vos éditions.
Les Coups de coeur sont des prix honorifiques remis tous les ans, en septembre, à une dizaine de publications récentes qui auront retenu l’attention des membres de la Commission.
Les Coups de Cœur seront remis le dimanche 13 septembre prochain, à 14h30, dans les Jardins du Musée Jean de la Fontaine, à Château-Thierry (Aisne). »
JACQUES FOURNIER
Académie Charles Cros
Coordinateur de la Commission Parole enregistrée & Création sonore
Rappelons ici que Renée Vivien finança en 1903 une réédition du recueil Le Coffret de santal de Charles Cros, mort en 1888…
Sortie le 22 ocotobre Correspondance de Renée Vivien avec Jean Charles-Brun
Lettres inédites à Jean Charles-Brun (1900-1909)de Renée Vivien , date de sortie le 22 octobre 2020 aux éditions du Mauconduit.
Les lettres envoyées par R. Vivien à son ami et conseiller littéraire J. Charles-Brun, plus de 500, montrent les coulisses de la vie mondaine et littéraire de l’époque, levant le secret sur sa collaboration littéraire et sa relation avec H. de Zuylen, sa dernière maîtresse connue. Elles révèlent le processus de création poétique, son écriture exigeante et son goût pour la musicalité de la langue.
UNE BIBLIOTHÈQUE GAY IDÉALE Dictionnaire…
Vient de paraître aux éditions L’Harmattan
UNE BIBLIOTHÈQUE GAY IDÉALE
Dictionnaire critique et quasi exhaustif de la littérature gay disponible en langue française
Sous la direction de : Thierry Goguel d’Allondans, Michaël Choffat, Michaël Choffat
ARTS, ESTHÉTIQUE, VIE CULTURELLE, ÉTUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES
Dans la revue EUROPE juin-juillet 2020, Michel Menaché conclut sa note de lecture de « LE MONDE EST UN » par ces lignes
Quatre poèmes sont écrits à Pompéi. La villa des mystères inspire au poète une méditation mêlant Eros et Thanatos, corps peints et corps carbonisés : « nous ici, l’œil inassouvi rivé au trou de serrure de l’Histoire, / voyeurs arrogants, en pleine érection, nous épions / la copulation sans fin de ces corps nus superbes de Grecs et de Romains. » C’est à Pompéi encore que Ritsos affirme : « Oui, le monde est toujours un ».
Six poèmes sont consacrés à Rome, aux places, aux fontaines, aux peintures du Vatican : « tant de beauté et tant de sainteté pécheresse ». Le luxe du palais papal le submerge, jusqu’à la nausée… Il s’enfuit pour rendre hommage au cinéma, à la vie nocturne, aux « rues étoilées », « aux effleurements éphémères des corps », « aux amants ardents en chasse » et, dans le 22ème poème, aux « rues où Pasolini baladait ses nuits, – Gare Termini, là / où au kiosque de planches à ciel ouvert un gros Néron d’aujourd’hui / vend aux pèlerins des foulards de toutes les couleurs… » (Dans la rue qui ne fut pas baptisée ‘’Rue Pasolini’’ »).
Dans le dernier poème écrit à Milan (Ouverture du coffre-fort), il rassemble toutes les richesses du voyage brièvement entrevues : « Bruyante Rome, Sienne attristée, morne Florence, / Bologne circulaire, Milan prolétaire… », pour clamer son enthousiasme et son amour : « Et toutes ces choses-là je les charge aériennes / sur les épaules des mots, pour qu’elles sortent faire un tour dans le monde, avec le nouveau croissant de lune, / ah, et qu’alors les jeunes s’embrassent plus ardemment et que / les aveugles sur les ponts voient à nouveau, / et que ceux qui sont partis tôt s’en retournent dans les gares, qu’ils regardent / les grandes affiches du Che et qu’ils sourient. »
Miracle quotidien des yeux ouverts. Fragment vibrant du chant profond, humble défi de toute une vie de poète pour reconquérir « la jeunesse éternelle du monde », en réconcilier tous les damnés…
Michel MÉNACHÉ
EUROPE n° 1094-95-96 datée de juin-juillet-août 2020
Sur France Inter, lundi dernier 30 mars 2020, Augustin Trapenard a lu une lettre d’Annie Ernaux
Cergy, le 30 mars 2020
Monsieur le Président,
« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et ce qu’on pouvait lire sur la banderole d’une manif en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts – résonne tragiquement aujourd’hui. Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux, tout ce jargon technocratique dépourvu de chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays : les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de livrer des pizzas, de garantir cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle, la vie matérielle.
Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent déjà sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde dont l’épidémie révèle les inégalités criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie, nous n’avons qu’elle, et « rien ne vaut la vie » – chanson, encore, d’Alain Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.
Annie Ernaux
Photo empruntée au Blog d’Arnaud Mouillard DR
arnaudmouillard.fr/tag/annie-ernaux/
Prospect Cottage à Dungeness : Derek Jarman
Il reste quelques semaines à la campagne pour sauver à Dungeness Prospect Cottage de Derek Jarman pour atteindre atteindre l’objectif des 3.5 £ qui permettront de racheter la propriété léguée à Keith Collins, compagnon de l’artiste. Keith Collins est mort en 2018. Cette campagne (« crowfunding) pour réunir la somme nécessaire au rachat du chalet en est à £2,750,000. Tilda Swinton, amie et collaboratrice de Jarman a déclaré au moment de son lancement : » First and foremost, the cottage was always a living thing, a practical toolbox for his work ». Elle et tous les admirateurs et amis de Jarman craignent que l’objectif des £ 750,000 qui restent à trouver ne soit pas atteint et que le lieu ne soit livré aux démolisseurs.
L’achat de Prospect Cottage permettrait de préserver les archives de Jarman et d’ouvrir un programme en résidence aux artistes, écrivains et jardiniers, cinéastes et chercheurs.
Photographie de Geraint Lewis : Jarman à Prospect Cottage en 1992
Informations : The Guardian, March 15, 2020.
Tilda Swinton, par Stuart C. Wilson / Getty IMages
Dans HEXAGONE, revue de la chanson francophone
Après trois albums à chanter ses propres textes, Pauline Paris rend ici hommage à Renée Vivien (1877-1909) dont elle met en musique et chante treize poèmes. Grâce lui soit rendue de remettre ainsi en lumière cette figure majeure de la Belle Époque, restée dans les mémoires comme la Sappho 1900. Anglaise francophone, elle fut entre autres amamnte de Natalie Barney et proche amie de Colette ou de Pierre Louÿs. Ajoutez à cela qu’elle vécut à Paris et que son vrai prénom était Pauline, et vous conviendrez qu’il n’y a pas de hasard. : ces deux-là étaient faites pour se rencontrer au-delà des siècles !
Alors plongez-vous dans ce livre-disque de fort belle facture, dont le rabat de couverture saura vous dévoiler les pluriels de bien délicieuses amours, tendrement illustrées par Élisa Frantz. Cette élégie à l’égérie des violettes d’automne se fait dentelle de verre symboliste à l’érotisme aussi espiègle que son interprète, et leurs antiques mêlées laissent avec délectation un doux goût de passion délétère, tout spécialement avec les magnifiques À l’amie, Je t’aime d’être faible ou La pleureuse.
Et vous découvrirez Renée Vivien tout entière dans ces mots :
» Allons-nous-en, mes chants dédaignés et moi-même…
Que nous importent ceux qui n’ont point écouté ?
Allons vers le silence et vers l’ombre que j’aime
Et que l’oubli nous garde en son éternité… »
Patrick ENGEL Hexagone n° 14, Hiver 2020, p. 23

