LA PHEDRE DE RITSOS A DIE (26)

PHÈDRE, LA CHAMBRE D’ÉCHO : POUR HIPPOLYTE, LE JEUNE HOMME AU FUSIL

Poème dramatique

D’après Phèdre de Yannis Ritsos / Conception et scénographie : Muriel Vincent et Aurélien Villard /
Création lumière : François Dupont et Aurélien Villard /
Musique : Jean Guillaud / Regard extérieur : Dominique Pasquet / Avec Sébastien Depommier et Muriel Vernet

Depuis Euripide, en passant par Sénèque, Garnier, Racine, et nos contemporains Marina Tsvetaïeva, Sarah Kane, Didier Georges Gabily… Toute « l’histoire du théâtre » est traversée par la figure de Phèdre… Et la figure de Phèdre apparaît toujours « comme si tout le théâtre entrait en scène à cet instant »… De ce point de vue, la Phèdre de Yannis Ritsos, est une sorte d’éclipse… Un « soleil noir », qui conte l’ultime rencontre entre la figure solaire absolue du bel Hippolyte, le jeune homme au fusil et la brillance lunaire d’une Phèdre sans âge qui a décidé du moment exact de sa fin, juste à la fin du poème…
A la fois onirique et trivial, traversé par toutes ces ombres singulières et familières qui envahissent l’œuvre poétique de Yannis Ritsos, le spectacle ramène chacun à une intimité concrète et universelle.

Un grand moment de théâtre, au cœur du mythe, à ne pas manquer.

25 septembre 2011 à 18h30 Théâtre de Die.

Sophie DEMMLER a lu PHAIDRA

Le 19 mars 2011, à la Maison de la Grèce, attentives, silencieuses, comme prises de frissons à certains moments, près de quatre-vingts personnes ont écouté Sophie Demmler lire intégralement le monologue poétique de la Phaidra de Ritsos, s’adressant à un Hippolyte muet, rendu présent par la seule parole de l’héroïne enflammée de désir pour lui.

Nikos Graikos, d’abord, coordonnateur pour Phonie-Graphie, puis Yvan Quintin, éditeur, ont ouvert cette soirée de lecture publique par une présentation de cette œuvre de Yannis Ritsos, Phaidra.

ErosOnyx Editions tient à remercier les services du Consulat de Grèce à Paris pour avoir mis à sa disposition les salons de la Maison de la Grèce, à l’occasion de la sortie de Phaidra., en édition bilingue.

La soirée s’est achevée, après la remise d’un superbe bouquet de lilas blancs et de lis à la comédienne, autour d’un buffet offert par Phonie-Graphie. Que cette association pour la promotion du grec moderne en France en soit aussi remerciée !

PHAIDRA de Ritsos à la Maison de la Grèce

À l’occasion du printemps des poètes

et de la sortie en librairie de

PHAIDRA de Yannis RITSOS

dans la traduction d’Anne Personnaz

Ouvrage publié avec le concours du CNL

une lecture publique sera faite par la comédienne Sophie Demmler

le samedi 19 mars 2011 de 19 à 21 heures

à la Maison de la Grèce,

9 rue Mesnil 75116 Paris Métro Victor Hugo.

FESTIVAL ECRANS MIXTES A LYON

A Lyon le premier festival du genre dédié à la mémoire homosexuelle. Mémoire ne veut pas dire « passé ». La première édition de ce festival du 2 au 8 mars s’ouvre avec la projection de 108-Cuchillo de Palo, un film paraguayen dédié à ceux qui au Paraguay furent torturés pendant les décennies de la dictature Stroessner. Le cinéma est un art, mais aussi un moyen d’’expression. Fenêtre sur le monde, il l’est également sur une époque. Savoir d’où l’on vient, construire son identité est indissociable d’une identification. S’ouvrir aux autres et faire tomber les barrières, les préjugés… Le Festival Écrans Mixtes, festival du vivre ensemble.

Renseignements : Bureau du Festival 3, Petite rue des Feuillants 60001 Lyon Téléphone 04 26 64 44 64

Courriel : contact@ecrans-mixtes.org

www.festival-em.org

Dans son catalogue de cette première édition l’association Écrans Mixtes remercie tout ceux et celles qui ont rendu possible ce festival. ErosOnyx Éditions s’associe avec plaisir à cet événement.

Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon ; Georges Képénékian, Adjoint au Maire de Lyon, délégué à la Culture, au Patrimoine et aux Droits des citoyens ;

Jean-Jack Queyranne, Président du Conseil Régional Rhône-Alpes ; Farida Boudaoud, Vice-Présidente du Conseil Régional Rhône-Alpes, déléguée à la Culture et à la lutte contre les discriminations ; Nadine Gelas, Vice-Présidente de la Communauté Urbaine de Lyon, pôle d’appartenance Économie, Attractivité et Rayonnement

Bibliothèque Municipale de Lyon, Le Point G : Sylvie Tomolillo, Institut Lumière : Maelle Arnaud, Cinéma Opéra : Frédéric Lefort, CNP Terreaux, Cinéma Comœdia, Cinéma Jeanne Mourguet, Cinéma Le Rex, Ciné-Caluire, Ciné Écully. Logo Bar, Étoile Opéra : David Sidhoum, Domaine Bar : Marie et Maryline, Restaurant du bien être : Pascal Pineau, Librairie Le Bal des Ardents, Le Sonic, les éditions ÉrosOnyx : Yvan Quintin et Pierre Lacroix, Philippe Vallois et ses merveilleux films, TS Productions, Les Films du Balibari, Anthony Doncque, Antoine Capliez, Thierry Benamari, Émilie Jouvet, Hannes Steinert, Rémy Tomassone, Bruno Thevenon, Marie-Claire Véricel, Ludovic Mercier, Electrosexual, Middlegender, Festival International de Films de Femmes de Créteil : Marina Mazzotti, Mémento Films : Rémi Dupéroux et Cynthia Pinet, A.R.T.S. Films, Renan Benyamina, Romain Vallet, David Dibilio, magazine LOM, Queer Palm : Franck Finance-Madureira.

Remerciements à tous les membres de l’association Écrans Mixtes ainsi qu’à la dynamique équipe de bénévoles.

A la librairie Le Bal des ardents, à Lyon

Retour au paradis

Hannes Steinert dessine et dessine encore. Depuis des années. Dès ses premiers catalogues et ses premières monographies le concernant, en 1992, on pouvait lire sous la plume d’un préfacier. ? « Let’s talk about sex ! » Parce qu’il s’agit bien de sexe. Mais aussi – et ne faut-il pas dire «d’abord» ? – d’art, et de cet art du dessin qui est le sien. Il commença par un trait proche du graffiti, suivant les contours des corps de garçons en lignes brisées, brouillées, emmêlées, et parfois des taches de couleur. Aujourd’hui un dessin plus net, évocateur d’un paradis perdu, d’un monde d’avant le péché, d’une Arcadie où se regardent, attendent, se parlent, jouent ensemble, s’aiment les garçons.

Mais toujours le sexe. Toujours visible, le pénis, sur des corps jeunes et pleins de grâce, alangui ou dressé. Kitsch ? Si l’on veut. Naïveté, gaucherie adolescente ? Peut-être. Mais dans ces paysages bucoliques ou ces paradis grecs, qu’un aigle enlève Ganymède, qu’un garçon joue au cerceau ou qu’un jeune homme, sa longue chlamyde ouverte, invite un autre à l’amour, se devinent toujours la présence forte d’Éros et les fantasmes du désir. Hannes Steinert, comme un poète le disait de ses mots, sait assurément « créer un fugace plaisir qui semble presque palpable. »

Spectacle Vivien à la Vénus noire

Située non loin de la Fontaine St-Michel, en plein Quartier Latin, à Paris, la Vénus noire, le 18 novembre à 21 heures, a accueilli plus de cinquante personnes (il a fallu refuser du monde), dans sa superbe cave, anciennement dénommée le Caveau de la Bolée qui a vu sous ses voûtes s’asseoir (et boire !) Baudelaire, Verlaine et bien d’autres, et qu’évoque Francis Carco dans Montmartre au Quartier Latin, pour le spectacle Renée Vivien présenté par la comédienne Saadia Maani de l’Hélicon Café. En « vedettes américaines », on a d’abord entendu Marc Bonvalot lire Le club des damnés, tiré de La dame à la louve, puis tour à tour ou en chant alterné, à l’antique, Nicole G. Albert et la poétesse L dire avec talent et sensibilité des poèmes de divers recueils de Vivien. Paul Edwards a clos cette première partie avec De Viviane à Vivien, traduction anglaise (de lui-même) du poème Viviane du recueil À l’heure des mains jointes.

Un entracte a permis aux spectateurs d’aller au bar boire un cocktail Vivien spécialement préparé par la douce Isabel pour cette occasion (cocktail délicieux, soit dit en passant, à la teinte violette, et que Vivien aurait certainement aimé) avant la reprise.

Jouant Renée Vivien, femme de lettres amoureuse et douloureuse, dans le plus grand silence de la part du public, Saadia Maani (photo) a ému et remué les cœurs. Bougies, étoffes violettes, velours cramoisis, grand vase empli de lys blancs, photos de Renée Vivien aux murs, créaient une atmosphère des plus évocatrices et surtout la musique d’Eugénie Kuffler (photo), accompagnatrice de la comédienne ce soir-là. Au saxophone ou à la flûte, elle précédait ou soulignait, par des sons étranges, pénétrants, mélodieux ou dissonants, les vers de Vivien, dont la voix et l’émotion de Saadia Maani relevaient encore la musicalité. Rappelons que Saadia Maani a conçu son premier spectacle sur Renée Vivien en 2001, comme une libre adaptation de ses poèmes, jouée à plusieurs reprises depuis lors.

Il y a eu 100 ans le 18 novembre 2009

Le 18 novembre 1909, à 6 heures du matin, Renée Vivien rendait son dernier souffle, chez elle. Le 18 novembre 2009, au cimetière de Passy, près du Trocadéro à Paris, se sont réunies quelques personnes fidèles à son souvenir. ErosOnyx Éditions y était présent, bien évidemment, aux côtés de la petite nièce de la poétesse, Imogen Bright, accompagnée de son mari, de Nicole G. Albert, autrice de l’avant-propos de Poèmes 1901-1910, de la poétesse L qu’inspire dans ses propres poésies la dévotion qu’elle a pour la Muse aux violettes, et de quelque dix autres fidèles.

Imogen Bright (voir photo), d’abord, a lu À ma sœur, le dernier poème de Renée Vivien que tout naturellement elle appelle Pauline, puisqu’il s’agit de sa grand-tante. La poétesse L, à son tour, a dit son propre hommage avec Pauline revit, puis Nicolas Berger a lu son Tombeau de Vivien. Enfin la comédienne, Sophie Demmler, avait choisi quelques poèmes de la Muse aux violettes pour clore cette commémoration.

La chapelle funéraire, ouverte pour la circonstance grâce à Imogen Bright, a accueilli des bouquets de lys blancs et même de violettes que Melanie Hawthorne, venue de son Texas lointain où elle enseigne à Texas A&M University, a réussi à trouver en cette saison. Le représentant d’ErosOnyx Éditions, pour sa part, y a déposé, un recueil de poésie de Vivien, première réédition d’Études et Préludes,Cendres et Poussières, Sapho, depuis très longtemps.

Commémoration émouvante, toute simple et amicale que méritait bien une grande poétesse trop méconnue encore. Mais son souvenir n’est pas perdu. Au contraire, lectures, rééditions, ouvrages critiques, communications lors de colloques, spectacles, entretiennent la mémoire et l’admiration pour l’œuvre si abondante et si riche de Renée Vivien

Journée d’étude Renée Vivien le 20 novembre 2009

Renée Vivien: une femme de lettres entre deux siècles 1877 -1909

20 novembre 2009

University of London Institute in Paris 9-11 rue de Constantine, Paris

Programme

9h30. Accueil des participants

9h45. Introduction et présentation de la journée

10h-11h15 : séance 1, présidée par Yvan Quintin (ErosOnyx éditions, éditeur des oeuvres poétiques de Renée Vivien)

1. Marie-Ange Bartholomot Bessou : « Renée Vivien, Sappho, et le verger lesbien »

2. Camille Aubaude : « Propos sur les Khitarèdes : beauté, lyrisme et chant d’amour ».

11h15-11h30 : pause café

11h30-12h45 : séance 2, présidée par Brigitte Rollet (Université de Londres à Paris)

3. Anne-Marie van Bockstaele : « Renée Vivien et Lucie Delarue-Mardrus : rencontre et divergences poétiques »

4. Mirande Lucien : « Renée Vivien sous le signe d’Ourania Aphroditê »

12h45- 14h15 : déjeuner

14h15-15h30 : séance 3, présidée par Louise Lyle (Université de Londres à Paris)

5. Martine Reid : « Le genre, autrement (dans le recueil la Dame à la Louve) »

6. Melanie Hawthorne: « “Vous êtes ici” : le tombeau de Renée Vivien »

15h30-15h45 : pause café

15h45-17h : séance 4, présidée par Patrick Cardon (éditeur des Cahiers GKC)

7. Nicole G. Albert : « Postérités de Renée Vivien »

8. Jean-Paul Goujon : « De Renée Vivien à Maria-Mercè Marçal : inspiration et réécriture »

17h15-17h45 : lecture d’extraits de l’oeuvre par la comédienne Sophie Delmer

18h : cocktail de clôture

Responsables : Brigitte Rollet et Nicole. G. Albert

Url de référence :
http://www.ulip.lon.ac.uk/events/list-of-events.html

Adresse : University of London Institute in Paris 9-11 rue de Constantine 75340 PARIS Cedex 07 FRANCE

Salon des éditeurs indépendants 2009

Les 20,21 et 22 novembre 2009, le 7ème Salon international des éditeurs indépendants s’est tenu à l’Espace des Blancs Manteaux, à Paris sous l’égide de l’Association l’Autre Livre.

Plus de 150 exposants y ont pris part, des plus modestes aux plus importants comme les éditions Allia, La Musardine ou Sulliver. ErosOnyx ÉdItions y était présent pour la première fois, aux côtés des éditions Quintes-Feuilles.
Nous avons reçu un grand nombre de visiteurs intéressés par nos publications, d’auteurs aussi, jusqu’à une traductrice patentée intéressée par l’un des ouvrages exposés.