HANNE STEINERT, H comme…

H comme

H comme Hébé, la jeunesse.

H comme Hédonisme.

Honte à toute honte chez Hannes Steinert.

Honni soit qui mal y pense.

Honneur à la beauté garçonnière honorée des Hellènes, mais beauté d’aujourd’hui encore et de polissonne dimension souvent, comme pour narguer les bigots de tout bord.

Purs de traits, les garçons de Hannes Steinert, un peu naïfs parfois comme si leur perfection même faisait trembler la mine ou la plume.

Magnétiques, les jeunes Hommes de Hannes. Corps boussole, le phallus pour aiguille et pour cap l’éternelle jouvence, l’éternelle Harmonie.

Et venus d’un peu partout, tout autour des dessins, la compagnie de poèmes d’hier.

Poèmes d’un hier proche ou lointain, aux mots orientés vers le même Horizon.

J’ai tant contemplé la beauté

Que mes yeux en sont pleins.

Lignes du corps. Lèvres pourpres. Membres voluptueux.

Cheveux pareils à ceux des statues grecques ;

Toujours beaux, même décoiffés,

Et couvrant un peu les fronts blancs.

Visages de l’amour, comme les désirait

Ma poésie…dans les nuits de ma jeunesse,

Au cœur de mes nuits, clandestines rencontres…..

Comme dans ce poème de 1917 de Constantin Cavafis, Hannes Steinert, aujourd’hui, contemple lui aussi la beauté.

En raison de la renommée de l’artiste, l’avant-propos est présenté en quatre langues : français, allemand, anglais et néerlandais.

ISBN : 978-2-918444-42-8 Collection Images

dessins couleur et noir et blanc

format 19 x 24 144 pages 18,50 €

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DIDIER ROTH-BETTONI, Les années SIDA à l’écran

« Ce livre est sur les images de nous en ces temps de tempête.

Les images de nous créées en réponse au chaos, les images plaquées sur nous de l’extérieur, les images de nous en communauté, les images de nous seuls face à la mort, les images bienveillantes, les images hostiles, les images empathiques, les images dérangeantes, les images neutres, les images exaltées et folles.

Ce livre comme un mausolée […] Comme un hommage à ceux qui ont fait ces images et qui sont partis, Derek Jarman en tête.

Comme un salut à ceux qui ont fait et font encore ces images, envers et contre tout, John Greyson le premier, son Zero Patience en bandoulière.

Zero Patience, film gay, film queer, film grave, film léger, film consolant, film revendicatif, film de mort, film d’amour, comme un symbole, comme un emblème, tant il incarne, d’une certaine manière (au-delà, voire en raison même, de sa singularité), ces années sida et leur cinéma. Comme la résultante des films antérieurs à s’être frottés à la maladie depuis l’apparition de celle-ci, douze ans plus tôt. Comme un moment clé. Comme l’annonce, sinon l’ébauche, de ce qui va se jouer par la suite sur les écrans à propos de cette question. Comme l’écho d’un moment très spécifique dans l’histoire de la maladie et de ses représentations.

Patience zéro, comme un slogan, Zero Patience, comme un manifeste… »

Auteur de L’homosexualité au cinéma (éditions La Musardine), Sebastiane ou saint Jarman, cinéaste queer et martyr et Différent ! Nous étions un seul homme et le cinéma de Philippe Vallois chez EO éditions, Didier Roth-Bettoni, né en 1967, historien et spécialiste du cinéma LGBT international, annonce ainsi son ouvrage préfacé par Christophe Martet, ancien président d’ACT UP Paris. Les Années sida à l’écran fait le bilan de quatre décennies, met en garde devant une pandémie toujours là, contre le recul de la vigilance, pour que jamais ne se perde l’esprit artiste et militant d’un film comme Zero Patience.

Est inclus sous un rabat du livre le film Zero Patience, Canada, 1993, « comédie musicale » autour du sida, de John Greyson, format 4/3, version originale, sous-titres français d’origine.
Interdit aux moins de 12 ans à sa sortie. DVD zone 2. Durée : 95 minutes.
Ce DVD ne peut être vendu séparément.

Le 7ème Genre projettera au Brady, à Paris, en clôture de son programme, le 19 juin 2017, Zero Patience , en présence du réalisateur John Greyson et de Tom Waugh, critique canadien et professeur à l’univeristé Concordia à Montréal, spécialiste du film documentaire et de l’érotisme dans l’histoire du cinéma LGBT.

Portrait de l’explorateur Richard Francis Burton, collection particulière, DR

Affiche canadienne du film

Galette DVD incluse dans le livre et couverture du livre : graphisme de Philippe Vallois d’après une photo du film.

Collection Images
format 14 x 19
136 pages
ISBN : 978-2-918444-34-3
prix : 25 €

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DIDIER ROTH-BETTONI, Différent !

Le 6 août 1942, le Maréchal Pétain signe un texte de loi portant la majorité sexuelle à 15 ans pour les actes hétérosexuels et à 21 pour les actes homosexuels. L’homosexualité ainsi criminalisée sera ensuite qualifiée de « fléau social » par un amendement du député gaulliste Paul Mirguet en 1960. Il faudra attendre la loi socialiste du 4 août 1982 pour que cesse cette discrimination. Quarante ans pour que l’on en revienne à l’égard de toute forme de sexualité à la situation d’indifférence légale qui avait prévalu en France de 1791 à 1942 !

L’intrigue de Nous étions un seul homme se situe en 1943 et le film sort en 1979 : curieuse coïncidence ? Surtout pas, car Philippe Vallois n’écoute que sa sensibilité de cinéaste, consciemment et inconsciemment pionnière, pour entrer dans le courant de la résistance artistique des années 70 en France, et préparer à sa manière l’avènement du droit libre d’aimer. Avec sa caméra, il dit déjà aux violents de toute chapelle politique ou religieuse : « Notre amour est plus fort que votre haine ! »

Son film rompt avec les deux écueils sur lesquels vient buter l’homosexualité : haine de soi, haine de l’autre. Chez Vallois, le désir de l’autre conduit à l’amour de soi et à une passion totale. Tout s’ouvre devant sa caméra soleil : les esprits, les cœurs, les corps. À travers des étapes de grande illusion et de tendre violence, deux hommes que tout oppose n’en feront qu’un ! Et quelle sauvage sobriété de style !

Après avoir publié, en 2012, La Passion selon Vallois, autobiographie des 40 premières années du « Cinéaste qui aimait les hommes« , avec les DVD de ses deux films Les Phalènes (1975) et Sexus Dei (2006) , livre encadré d’une préface et d’une postface d’Ivan Mitifiot, meneur du Festival Écrans Mixtes de Lyon, EO confie maintenant à Didier Roth-Bettoni l’étude de ce film d’avant-garde, joué par deux acteurs radieux, salué au Festival de Cannes 1979, malgré sa projection quasi clandestine, primé l’année suivante au Festival de Chicago, et que n’ont jamais oublié ses spectateurs, quelles que soient leurs préférences sensuelles et amoureuses.

Contenu du DVD : le film ( format 4/3 d’origine) et un supplément de 40 minutes tourné en 2014 par Philippe Vallois pour cette édition : Souvenir d’un tournage heureux, avec, entre autres, les témoignages des acteurs Serge Avedikian, Piotr Stanislas et du chef opérateur François About…

Photo de couverture : photo du film de Philippe Vallois, Nous étions un seul homme, 1979

Portrait du cinéaste, collection particulière.

Portrait de l’auteur, collection particulière.

Affiche française du film DR.

Photo en noir et blanc du film.

ISBN : 978-2-918444-28-2

Collection Images format 14 x 19

108 pages

23,50 €

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DIDIER ROTH-BETTONI, Sesbastiane ou saint Jarman, cinéaste queer et martyr

Sebastiane, premier film du cinéaste britannique Derek Jarman (1942-1994), est un ovni du cinéma queer et un ovni fabuleux du cinéma tout court.

Lors de sa sortie en France en 1976, il fut un feu de Bengale pour happy few. Très vite, on le réduisit à la singularité de ses dialogues en latin et à n’être qu’un ferment de fantasmes pour voyeurs de mâles entre eux.

Il faut donner à ce film la place qu’il n’a jamais eue en France. Yvan Quintin part des sources historiques qui sont à l’origine de l’hagiographie religieuse, artistique et homosexuelle de ce « saint et martyr » que fut Sébastien aux IIIème et IVème siècles de notre ère. Il traduit aussi dans ce livre les dialogues latins de Jarman que les sous-titres français d’origine ont tendance à ternir ou même fausser.

Didier Roth-Bettoni peut alors éclairer Sebastiane avec la rigueur et l’enthousiasme du cinéphile qu’il est, aussi documenté que précis, aussi gourmet que subtil, révélé par L’homosexualité au cinéma, ouvrage de 750 pages, paru aux éditions La Musardine en 2007.

Et si ce premier film qui féconda l’inspiration de nombreux artistes, contenait déjà tout Jarman ? Le militant hétérophobe, l’artiste de Jubilee (1978), The Tempest (1979), Caravaggio (1986), Edward II (1991), Wittgenstein ou Blue (1993) pour ne citer que les titres les plus connus, le martyr du VIH enfin ?

Et si Sebastiane scintillait toujours de son érotisme queer paradoxal, aussi mystique que voluptueusement et sauvagement sensuel ?

Le temps est enfin venu d’analyser autant que d’admirer ce péplum queer d’amour et de mort, qui donne à Didier Roth-Bettoni l’occasion de revisiter la vie et l’œuvre de Derek Jarman.

Didier Roth-Bettoni a été durant vingt ans journaliste à la fois dans la presse cinéma (Première, Muze, La Revue du Cinéma…) et dans la presse gay. Il a dirigé la rédaction de plusieurs magazines (Illico, Le Mensuel du Cinéma, Ex æquo…). Il a également dirigé les éditions 2008-2009 du festival de films LGBT Chéries-Chéris à Paris et a été libraire dans le Morbihan.

Cette première étude en langue française du film de Jarman paraîtra en novembre 2013, avec le DVD du film en V. O. latine ( format 4/3 d’origine) et, pour la première fois sur support DVD, les sous-titres français d’origine.

L’auteur a bénéficié du soutien du Centre national du livre dans la rédaction de son ouvrage.

ISBN 978-2-918444-18-3 Collection Images

format 14 x 19 144 pages 26,50 €

POUR LES AMATEURS DE DEREK JARMAN

Dans le DVD du film de Matthew Mishory, Joshua Tree 1951, un portrait de James Dean (KMBO, 2014), on trouvera un émouvant court métrage du même réalisateur Delphinium : un portrait de l’enfance de Derek Jarman (12 minutes). Notons que son dernier plan est un beau Sébastien !

Couverture : photo du film

Portrait de Derek Jarman, collection particulière, DR

Portrait de l’auteur, collection particulière, DR

– POST SCRIPTUM

SAINT SÉBASTIEN Le saint du jour dans Direct Matin
le 20 janvier 2013 par Defendente Génoli

Accomplissant scrupuleusement la garde de l’empereur, ce dernier loue son énergie et sa droiture. Ayant libre accès aux cachots, Sébastien fait des merveilles et des miracles. L’affaire s’ébruite. Dioclétien le livre, nu, aux archers. Transpercé de flèches, il est laissé pour mort. Irène une veuve chrétienne, vient recueillir son corps et le soigne. Remis sur pieds, chacun lui conseille de disparaître. Il se présente à l’empereur et lui reproche sa cruauté. Flagellé à mort, il est jeté dans un grand égout. C4était le 20 janvier 288. La nuit suivante, il apparaît à Lucine pour lui indiquer où est son corps et il est enterré dans la catacombe qui porte aujourd’hui encore son nom. La basilique Saint-Sébastien-hors-les-murs est une des sept églises principales de Rome. Il est le saint patron des sergents de ville, des armuriers, troisième patron de Rome. Il est invoqué depuis le VIIe siècle contre la peste et contre l’épilepsie.

Parole de saint Sébastien à l’empereur : « Si vous voulez vivre en paix, cessez de répandre le sang des innocents ! »

Courte prière : « Saint Sébastien, obtiens-nous comme pour toi l’esprit de force pour que nous préférions obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Tiré de la liturgie romaine).

Éphéméride du 20 janvier :
En 1309, le pape Clément V publie la bulle Vita perennis gloria par laquelle il authentifie les reliques du jeune martyr saint Sébastien.

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PHILIPPE VALLOIS, La passion selon Vallois

Les cinéphiles connaissent Johan (1976) et Nous étions un seul homme (1979), deux films qui comptent autant dans la conquête du droit d’aimer selon ses goûts que pour leur beauté crue de films pionniers du cinéma homosexuel français.

Mais qui sait que Philippe Vallois, dont la carrière s’ouvre en 1975 avec Les Phalènes, inédit jusqu’à ce jour en DVD, n’a pas cessé de tourner depuis, pour le cinéma, la télévision et le format DVD ? Envers et contre tout, car le cinéma est, il l’affirme, sa « cinéthérapie ».

Ardent meneur du Festival « Écrans Mixtes » à Lyon depuis 2011, Ivan Mitifiot a convaincu Vallois de conter les quarante premières années de sa vie et proposé à EO d’écrire quelques pages sur ce qu’il appelle la « caméra soleil » de Vallois.

La Passion selon Vallois est donc né de la rencontre de multiples passions : dans le for intérieur et autour d’un cinéaste témoin d’époques de lumières et d’ombres. Un artiste kaléidoscopique, vitalisant, iconoclaste et hanté par le sacré, résolument charnel sans jamais se fermer au mystère des corps et des âmes.

Photo de couverture : portrait de Philippe Vallois, collection particulière, DR

Galette DVD du film Sexus Dei, : graphisme de Philippe Vallois, à partir d’une photo du film.

Galette DVD du film Les Phalènes : graphisme de Philippe Vallois, à partir d’une photo du film.

On trouvera dans ce livre toute la filmographie du cinéaste

DVD I : Les Phalènes (1975) – édition spéciale Philippe Vallois et ErosOnyx Éditions – format 4/3 sur lecteur DVD – Boni : Paris by night 1977 de Philippe Vallois (26 minutes) + 40 ans de ma vie : montage de photos pour La passion selon Vallois.

DVD II : Sexus Dei (2006) – format 4/3 – Bonus : Tabous et transgressions dans mes films (35 minutes)

ISBN : 978-2-918444-14-5 Collection Images

– format 16 x 24
– 192 pages
– 35 €

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RÉMI LANGE, Journal d’omelette

« Cinéma vérité, cinéma cruauté, cinéma charité – voilà bien des richesses pour un premier film, et voici surtout une vocation … Bravo, merci », écrivait au jeune réalisateur Rémi Lange un de ses anciens professeurs de Fac, après avoir vu son film Omelette.

Journal filmé de son coming out auprès de sa famille, sorti en salle en 1998, passé à la télévision sur Canal +, acheté par le Musée d’art moderne Georges Pompidou (Beaubourg), édité en DVD enfin, le réalisateur ajoute aujourd’hui son journal écrit pendant le tournage et resté inédit. L’un n’ira plus sans l’autre désormais.

Voici enfin édité, alors qu’il tournait en 1993 son premier film Les Anges dans nos campagnes, devenu Omelette en 1998, pour dire à sa famille que sa fiancée s’appelait Antoine, le journal que tenait Rémi Lange, accompagné du DVD du film (avec suppléments concoctés par Rémi Lange), d’un avant-propos d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, de quelques-unes des multiples réactions – famille, presse – suscitées par ce film qui en déclencha beaucoup, et enfin d’un entretien retraçant l’itinéraire prolifique de Rémi Lange depuis Omelette jusqu’en 2011.

Bref, un ensemble d’éléments qui permettent d’entrer dans ce film réalisé sans un sou mais fort justement de sa totale liberté, à la fois brut et très abouti, où se mêlent tendresse, cruauté, malaise, et dont Gérard Lefort de « Libération » a dit en le découvrant que c’était : « Du Rimbaud en super 8 »

Le DVD ( film au format 4/3 d’origine) qui accompagne le livre est édité par ErosOnyx Éditions en collaboration avec Les Films de l’Ange.

Quelques réactions de la presse à la sortie du film

Libération En art, il n’y a que de la distance et de la solitude. Rémi Lange l’apprend à ses
dépens, et lui qui voulait filmer pour se sentir mieux va moins bien en bout de course, même
s’il cite en intro du dossier de presse la formule de Fassbinder : « Les films libèrent la tête. »

Les Inrockuptibles Pas de voyeurisme dans l’histoire de Rémi Lange, l’histoire de sa vie
qu’il nous livre simplement, comme à des proches.

Le Monde Ce curieux film qui, entre confession intime et fiction, met en pratique l’adage
selon lequel « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. »

Témoignage chrétien Le mal est fait et pourtant il fait du bien. Parce que la
communication a été rétablie, le cadavre enfin sorti du placard.

Cahiers du cinéma Le journal intime devient le support d’une agression en douceur,
sorte de règlement de comptes familial où l’ambivalence règne en maître.

ISBN 978-2-918444-07-7 128 pages Format 14 x 19

Collection Images 24,50 €

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